Dominical, conoci a la que me gusta

« Dominical, c’était un peu une promesse que je m’étais faite. Un désir enrichi, de tout les dires au fil des mois. Et pourtant quand je suis arrivée, c’était un Dominical boueux, foireux, pas très accueillant, désertée, triste. Pour une des premières fois du voyage, je me demandais bien où j’avais pu atterrir. J’ai même hésité à faire demi tour, à continuer mon chemin, à sauter un arrêt.
Je me suis bagarrée pour trouver une auberge, j’ai rencontré tout un tas de gens, et finalement, je me suis retrouvée dans ce lieu, un peu étrange, mais pour « l’histoire d’une nuit ». Le surf était mauvais, la plage abimée par les dernières marées, la pluie incessante, je n’avais pas vraiment de quoi me retenir ici. Et finalement la magie m’a encore foudroyée. J’étais presque contente d’avoir trouvé un lieu qui m’avait fait fuir.
Je m’étais dis que ce serait la nuit à lire, avec du café, et à planifier la suite. Dans cette grande cuisine, pas super propre, je me préparais tant bien que mal mon café soluble, quand un jeune homme m’a demandé « d’où viens tu? ». Alors il s’est joint à moi, et j’ai découvert ce local, un enfant au grand coeur, un homme qui réfléchit, aux yeux qui pétillent. Il avait déjà décidé que je devais aimer ce lieu. On était deux grands enfants, en fond d’un mariage sur une plage paradisiaque au coucher du soleil, du genre les deux qui gâchent la photo, « mais si, là au fond, tu vois pas, y’a deux jeunes en maillot de bain, si regarde, là, dans la vague, ah, le maillot s’est fait la malle.» .
Il a voulu me convaincre de rester, m’a demandé juste une journée de plus, pour changer d’avis, sur son village en bord de mer. J’avais quoi à perdre? Entourés de sa bande d’amis, et avec des hippies qui trainaient à l’auberge, on est partis découvrir les plages environnantes, et les cascades. À croire que le bon dieu était avec lui, le soleil était de la partie, comme si la pluie et les marées, n’avaient elles, jamais existées. Une longue balade, entre jungle, plage aux sables fins et cocotiers, champs, étendus d’eaux, et cascades. Je rencontrais Poza Azul.
OI000013.jpg
J’ai eu la chance de découvrir Dominical avec ses habitants qui l’aiment, l’adorent, se rient de ses hippies saisonniers, et se rejoignent pour les couchers de soleil.
Je suis restée trois jours, trois nuits. Parce que je m’étais promis de voir la côte Caraïbe, alors il m’a déposé au bus, à 6h du matin, avec une promesse, qu’un jour nous nous retrouverons sur cette terre tica.
Esteban, si un jour, tu lis ce texte, je te remercie, pour ton bon coeur, pour avoir, encore une fois, transformé un lieu qui pouvait être banal, en un joli paradis, qui m’a donné envie d’y revenir. »
Mai 2015.
13499473_10153791010927449_1162613565_o
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s