Mundaka, la vague d’or

Un coup de tête, une décision de dernière minute, un sms « on part mardi dans le sud? ». Trois jours plus tard on était deux enfants heureux a roulé vers le pays basque espagnol avec un mot qui chante « Mundaka ». Mundaka c’est la promesse d’un lieu magique, haut lieu de surf mondiale, un lieu avec un air marin, du vent, un port et des maisons rouges, bleu, vertes. Le reste on s’en fichait. Les fêtes de Noël venait tout juste de terminer. Nous roulions le cœur léger, moi qui marmonne les chansons espagnoles de Noël, et lui qui rêve des prochaines sessions. 

Elle est petite, elle est vivante, elle est village mais a une réputation de grande. Elle est de celles qui vous font chavirer. Entre les immeubles résidentielles délabrés des grandes autoroutes espagnoles, les souvenirs que l’on a des villes, elle a tout d’une surprise. Elle est authentique, charmante, emmêlées de ruelles, photogénique avec une église en front de mer, et on vous a parlé de sa gauche légendaire? 

run-mundaka

De bon matin j’ai sorti les tennis. La miniature se laisse arpenter rapidement dans le dédale de ses rues, ses descentes, ses montées, ses chemins, les escaliers du port. Et on ne rate pas une miette du spectacle de l’océan, qui ce matin la se voulait venteux. Je croisais tout les surfeurs, las, assis, à attendre que l’océan se réveille, que Mundaka fasse fonctionner sa magie.

Outre sa culture de la pêche, Mundaka est nichée au coeur de la réserve de la biosphère d’Urdaibai et regorge de points de vue incroyables. Je n’avais pas envie de me frotter aux conditions monstrueuses annoncées. Alors j’ai pris la route, sans prendre en compte le fait que nous étions dans les montagnes, et la conduite s’est avérée sportive et effrayante. Des plaines vertes, des vallées et moi, qui traversait la montagne. Ça ne cessait de tourner, jusqu’à cette sensation de grand plongeon dans un bleu profond de l’océan qui se dérobait sous la montagne. J’étais arrivée à Playa Laga. 

playa-laga.jpg

Le Pays Basque dans sa splendeur, une maison perchée sur la falaise, des roches à vif qui dessine la baie, du sable, du vent et des vagues qui déferlent élégamment jusqu’à un puissant bruit sourd. J’ai déambulé la quelques temps, entre pluie de sables et jeux dans les rochers, à affronter le vent pour ne pas tomber du mauvais côté. 

J’ai repris la route vers une promesse d’un joli lieu, un peu retiré derrière les bosquets de chêne vert, voilà ce que disait l’article sur San Pedro de Atxarre. Ils disaient de se garer dans la ville d’Akorda puis de marcher une vingtaine de minutes. Que nenni! Je m’attelais à une bébé randonnée, le ventre en vrac, la peur du malaise, seule au milieu de la montagne. 

Aucune indication, suivre l’instinct, jusqu’à des indices, le doute au ventre, j’avance. Et au sommet c’est le panorama, le grand spectacle, le show final, la récompense. On surplombe l’estuaire, on se dit qu’il y en a qui on était assez fou, pour se dire qu’il allait construire une petite église tout en haut. Avec le recul, je me dis que leur foi n’avait surtout aucune limite, et que c’est de toute beauté.

Atxarre

Photo de eitb.eus

L’ultime aventure de cette journée, se fera dans le dédale de champ, avec les blés qui se couchent selon le vent, le paysage jaune à perte de vue. Son unique route, d’une largeur de voiture me fait des frayeurs, suis-je dans la légalité? et si quelqu’un croise mon chemin? Disons qu’on s’est arrangé avec une route unique, de la largeur d’une voiture, je n’aurais jamais trouvé la plage concernée, en revanche, le voyage aura eu de l’importance. Dernière escale sur une petite presqu’île, me garant en toute illégalité, je file à côté d’un pêcheur, pour avoir un aperçu de l’estuaire, vue en contreplongée. 

Le coucher de soleil a quelque chose de spécial, et d’intense. Entre cette petite église, et puis l’immensité de l’Atlantique, j’ai conscience de la beauté de savourer ça un 31 décembre. 

mundaka-sunet

Ici la fête ne commencera qu’aux alentours de 23 heures, avec un repas de roi, et de l’amour en quantité. On vivra les traditions, entourés de familles basques-espagnoles, à manger les 12 raisins sur les 12 coups de minuit, à savourer les prix bas de l’alcool, à découvrir les bars locaux, et à se remercier, d’avoir pris la voiture pour rejoindre ce village, ce monde hors du temps.

Mundaka et ses environs sont un délice. Une pépite, pour se donner envie d’y retourner, rêver à des randonnées en famille, à des vacances sportives. 

Je veux remercier chaleureusement Acier, le réceptionniste, et l’homme au grand coeur de l’auberge Mundaka Hostel et Surf Café.

mundaka-surf

Ps : Je n’ai pu récupéré que quelques photos, les quatres sont cachées sur mon disque dur français.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s