Le rendez vous annuel, au Costa Rica.

9 Juin 2016

« Madrid c’était mon sas d’adaptation, de l’entrainement. Il a fallu s’ajuster à l’espagnol, avec un niveau supérieur, travailler l’acclimatation à la chaleur, le soutien du regard franc, s’habituer aux gens chantants, aux gens heureux, qui préfèrent sourire.

Arrivée à l’aéroport. Il a fallut jouer entre occulter mes sentiments, et dealer avec ce mélange d’émotions : une bombe intense. Entre la peur, l’excitation, le manque, le bonheur, l’impatience et les doutes. Toujours cette envie de joindre ses proches, de leur dire qu’on les aime, juste au cas où.

Une peur moins présente que la dernière fois, suffisamment pour laisser couler quelques larmes, trop peu pour me sentir désarmée. 

Et quand on parle de solitude, cette fois ci je l’ai vécu. Sans téléphone, sans internet, juste moi dans un aéroport. Et ça fait paniquer.

Let’s begin my new journey on an happiness flow

Survoler le grand new york, le fameux « la capitale du monde » comme l’a appelé mon voisin l’américain qui parlait français et espagnol (du coup je ne suis plus sûre du côté américain). 

C’est bon, cette tonne de sourire, ce sens du service, ce « how are you » Les états unis sont toujours une escale, mais aussi finalement un plaisir. 

L’arrivée devant le dernier sas est un électrochoc de frissons : le dernier pas qui m’amènera à San José. Mon amour intense pour tout ce qui attrait à ce pays me revient en pleine poire. Les sourires instantanés, la douceur, la légèreté, ces traits de visages qui me sont familiers, le plaisir de reconnaitre les ticos parmis les autres. Je me suis sentie si sereine de m’envoler pour la capitale de mon monde, et ceux même avec mes quelques péripéties matérielles, qui vont bien évidemment me faire défaut.

Entendre que nous embarquons pour le Costa Rica, et que pour une fois, Costa Rica, n’est pas un souvenir, mais mon avenir. 

Mon coeur fait des bonds, j’ai déjà mal aux joues du bonheur que c’est. 

Sourire pour tout, pour rien. Et surtout pour entendre le « Mae », en vrai, ce mot purement ticos, l’accent, en vrai. Et se dire que non, j’avais pas rêvé, fabulé tout ça, c’est vraiment merveilleux. 

J’y crois pas trop, je suis en train d’y aller, ce n’est plus de l’utopie du projet, je suis aux portes de l’avion qui m’emmène pour trois mois de vie rêvée. À ce moment plus de peur, ni d’appréhension, tout me parait irréel. Je n’y pense même plus, on oublie la pleine conscience, et on laisse la fatigue nous tenir en éveil. 

« J’m’envole pour le pays des bisounours. »

Le 9 juin le plus long de ma vie s’achève bientôt après 31h00. Le 9 juin c’est mon rendez vous avec moi même. Je ne partirais sans doute pas toujours loin, mais je vais essayer de m’octroyer ce jour pour toujours, me ramener à mes passions. « 

newyork-restaurant.jpg

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