France, je te quitte.

France, je te quitte encore. Je te quitte pour revenir, pour un jour pouvoir savourer tout tes plaisirs. Cette fois, je ne te quitte que pour quelques mois. Pour reprendre de l’énergie là bas.

France je te quitte parce que j’ai mal. Que ma frenchattitude en a pris un coup. Je te quitte pour un pays plus doux, qui chante, qui est chaud de l’intérieur, avec des sourires, et surtout l’envie d’bonheur. 

France je ne t’ai pas voulu riche, je te voudrais heureuse. Je voudrais te revoir sourire, entendre la diversité de tes voix dans un même sens. Voir ta population rire dans la rue.

France je te quitte, parce que j’ai mal de t’entendre hurler, pleurer et te voir sans cesse te rétamer. Je crois qu’enfin je me sens française, et donc touchée. Par une misère humaine. Par un peuple qui n’y croit plus et putain que c’est triste.

Quand on voit la bataille de nombreux pays, qui se soulèvent ensemble, dans des contextes catastrophiques, je nous vois nous. Râler, à celui qui parlera le mieux, le plus fort, à celui qui aura raison. Que l’on oublie le coq, que cet égocentrique se taise et qu’enfin on s’unisse. France je te quitte la boule au ventre, dans un acte un peu lâche, un acte égoïste et individualiste, avec l’envie de voir un monde avec du coeur.

J’en conviens la réalité est merdique. Et comme j’ai pu le dire « je prends la vie du bon coté ». Chanceuse? Un peu. Opportuniste? S’il vous plait, oublions le coté péjoratif.Disons que quand on choisit de prendre des risques, il y a toutes les chances que ça donne de belles surprises. Alors oui, j’en conviens, la réalité est merdique, nombre d’entre nous ne savent plus sortir la tête de toute cette routine qui les tue à petit feu. Mais ça vous couterait tant que ça d’y croire pour les autres? De donner un peu au nom du groupe, de la communauté?

Moi je veux y croire, moi la jeune pour qui y’a pas d’espoir, vous savez, la fameuse génération de foutus, les pauvres gars qui n’auront l’droit à rien. A rien vous dites? A une chance de se retrousser les manches, d’arrêter de se reposer sur nos acquis, sur les vôtres en faites. La chance d’avoir des billets d’avions pour trois francs six sous. La chance d’avoir ces « terreurs » qui mettent le doigt sur nos bijoux, nos libertés, nos trésors français. Grace à eux, on sait ce qu’on ne veut pas perdre. Et ça c’est un début. Plutôt qu’une fin.

J’ai surement pas, d’après l’opinion public, les connaissances suffisantes pour juger de la situation. A vous d’me dire les plus informés, si il y en a un, qui a le droit plus qu’un autre, raison plus que le voisin, bref la justice en lui. Mais je prend mon droit d’y croire, et la volonté d’en contaminer au moins un. Parce que ça donnera au moins un peu de lueur, de rêves le temps d’un instant. Et qu’avec tout ces instants, on pourrait finir par en faire une réalité.

Je suis pas née pour être fataliste. Je ne suis pas née pour subir ma vie. Ni la vôtre, surtout pas la vôtre. J’suis lassée de devoir me conformer à une société bien veille déjà, dans laquelle j’ai pas trouvé une place adéquate pour moi. Qu’importe si je dois dépenser plus d’énergie, tant qu’elle est bonne.

Si j’y crois, c’est peut-être parce que je me suis bien entourée. Que j’ai tendance à voir les gens qui profite de cette génération pour se lancer. De ma génération de blasée, j’ai préféré prendre celle de l’enthousiasme. Tout du moins, j’apprends. 

Alors en attendant de reprendre mon avion pour la France le 30 août, je vais prendre exemple de la Pura Vida, et de mon pays de bisounours.

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